La modernisation des structures sanitaires au Gabon

La modernisation des infrastructures sanitaires  au Gabon est une problématique au centre des préoccupations du  gouvernement depuis  l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960. L’héritage colonial associé à l’absence des cadres n’a guerre pas permis un bon décollage du secteur. Progressivement, les nouvelles autorités,  ont posé des actes au cours de ces trois décennies.

 

Le diagnostique posé des années avant et peu après l’indépendance n’étant pas très reluisant a été à la base des révolutions des politiques de l’Etat dans ce domaine sensible qui est celui de la santé. Le manque des infrastructures sanitaires ou la vétusté des bâtiments, leur mode de gestion, l’administration des soins de santé, les conditions de travail des agents, l’accueil précaire des patients sont une liste non exhaustive des maux qui ont minés ce secteur.

 

Au regard de ce qui précède, et de la prise en compte des observations des populations, les autorités politiques, ont initié un vaste programme de modernisation des infrastructures sanitaires à travers le pays allant de 80 à 90. Cette amorce a vu la construction de deux hôpitaux par l’appui canadien à Mouila et à Oyem. Au cours de la même décennie, un autre programme, financé cette fois-ci par le gouvernement gabonais, s’est matérialisé par la construction de nouveaux centres hospitaliers régionaux  à Koula Moutou, Franceville, Makokou, Tchibanga et Port –Gentil puis Lambaréné quelque temps après. Cette série a pris fin avec  un hôpital militaire de classe internationale.

Le nouveau régime sous l’ère Ali Bongo Ondimba prenant la mesure du problème a entrepris un vaste programme de modernisation des infrastructures sanitaires à travers toute l’étendue du territoire. Cette modernisation s’est opérée soit par la consolidation des acquis, soit par la mise en place de nouvelles structures dignes des hôpitaux internationaux. Ce programme s’est concrétisé à Libreville avec plusieurs hôpitaux modernes.

Nous comptons au nombre de ces constructions, quatre Centres Hospitaliers Universitaires à savoir : celui d’Angondjè, d’Owendo, de Libreville (ancien CHL) et de Jeanne Ebori  avec un accent particulier mis sur l’amélioration de la santé maternelle et infantile. La Structure de Jeanne Ebori outre les appareils de dernière générations, rentre dans la catégorie de la spécialisation des structures sanitaires au Gabon d’une part et vise le but d’atteindre un des objectifs du millénaire pour le développement : la protection de la Mère et de l’Enfant d’autre part dont l’opérationnalisation est imminente.

Dans la même dimension de la modernisation des structures sanitaires de notre pays, le centre de cancérologie d’Angodjé dispose des équipements médicaux de technologie de pointe. Le centre d’Owendo lui aussi équipé des appareils de dernières générations est quant à lui spécialisé dans traumatologie et en orthopédie. Ces structures modernes répondent donc au besoin de l’offre de santé de qualité par pathologie.

 

Au-delà de l’existence des structures modernes et de leurs équipements sophistiqués, notons que des efforts supplémentaires doivent concourir à la meilleure prise en charge des patients avec un accroissement du personnel qualifié dans toutes les disciplines. Pour répondre à une demande accrue des populations, la qualification du personnel doit être une chaine orientée par la déontologie médicale  dès la réception des patients jusqu’à l’administration des soins.